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Comme décrit dans mon CV téléchargeable, j'ai obtenu en septembre 2012 mon master II de sciences de l'éducation à l'université de Lorraine. Pour cela, j'ai en master 1 et en master 2 effectué des recherches qui faisaient du lien entre animation socioculturelle et sciences de l'éducation.


Mon master 1...

Ainsi, en master 1, j'ai travaillé sur la manière dont les animateurs nouvellement diplômés BAFA définissaient l'activité. C'était un moyen, en recueillant des données par le biais d'entretiens semi-directifs, de faire entrer ces personnes dans une auto-évaluation de leur formation et de leurs pratiques afin d'en tirer des éléments sur les questions liées à la pédagogie et à l'éducation. Ce n'est pas le tout d'inscrire les accueils collectifs de mineurs dans l'éducation populaire, c'est un contexte qui doit être expliqué, défini.

Les conclusions n'étaient pas à la hauteur de mes espoirs mais reflétaient une réalité largement appréciée lors de mes expériences d'animatrice en périscolaire et accueil de loisirs. Et oui, les animateurs amusent les enfants, proposent des activités parce que le centre fonctionne comme ça, avec des plannings tout prêts. Et très peu de réflexion autour de l'activité en elle-même, du pourquoi il va choisir de les emmener en forêt construire des cabanes ou pourquoi il va plutôt leur faire fabriquer des bracelets en perles. De même qu'il semblait dans les données recueillies que les jeux étaient équivalents, il n'y avait pas de nuances entre le fait de faire des jeux coopératifs ou des olympiades vis à vis de l'impact sur le groupe. 

En bref, ils regorgaient d'idées de jeux, d'activités manuelles, de toutes ces fiches qui peuvent permettre de remplir des temps d'activité imposés et des plannings à préparer autour d'un thème en avance, mais la réflexion basique du "pourquoi je fais ça?" ou du "pourquoi comme ça?" ou encore du "qu'est ce que ça va apporter à l'enfant?" était loin d'être enclenchée.


Mon master 2...

L'année suivante, grandie de mille et un questionnements suite à cette recherche, dans le cadre de mon mémoire de master qui signifiait une recherche plus approfondie et plus conséquente, j'ai décidé de travailler sur la relation entre les animateurs et les enfants dans le cadre de l'accueils de loisirs, notamment sur la question des enjeux éducatifs, ceci en lien avec le triangle pédagogique de Jean Houssaye.

Pour ce mémoire, j'ai pris le pli d'utiliser l'axe former de ce fameux triangle, qui met en avant que c'est dans la relation entre l'élève et l'enseignant, donc transposé ici entre l'animateur et l'enfant, qu'un savoir se transmet. L'idée de la relation, de l'apprentissage mutuel de l'adulte et de l'enfant est déjà représentatif d'une valeur de l'éducation populaire. Le problème étant que pour qu'il y ait apprentissage, il est nécessaire que les protagonistes se reconnaissent en qualité d'acteurs de la relation. Le savoir étant présent mais pas nécessairement montré et visible dans cette forme pédagogique, il en a découlé toutes les questions autour de l'éducation implicite, de l'acte éducatif. Et puis l'animateur étant tantôt face à un enfant, tantôt face à un groupe, il n'adoptait pas forcément la même posture pédagogique et ne se situait alors plus tout le temps dans cet axe former. 

Le recueil de données s'est fait toujours par des entretiens semi-directifs auprès d'animateurs, mais aussi par un entretien collectif auprès d'enfants après la création d'un outil spécifique, ou encore par un questionnaire destiné aux parents. Il est apparu que les animateurs souhaitaient vraiment se différencier de l'univers scolaire et qu'il en découlait un presque souhait de ne pas parler d'éducation dans leurs actions puisqu'ils ne sont pas l'école, leur travail appartient aux loisirs. Donc ils sont conscients d'apprendre, de transmettre des choses aux enfants, en termes de connaissances, compétences, comportements, se postent comme des adultes modèles, référents, que les enfants ont tendance à imiter. Les enfants voient un gouffre entre l'école et l'accueil de loisirs puisque dans l'un ils apprennent, dans l'autre, ils jouent. Toutefois ils avouent avoir acquis quelques compétences visibles avec leurs animateurs liées à des techniques manuelles, ou encore avoir appris des jeux et de nouvelles règles.

En bref, les animateurs ont conscience qu'ils apprennent des choses aux enfants dans la vie quotidienne, du fait qu'ils sont les adultes référents que les enfants imitent, mais la plipart du temps, dans toutes les activités qu'ils font, ils n'ont pas conscience des enjeux éducatifs de leurs pratiques puisq'on joue plus sur des compprtements que des connaissances ou des compétences. Les animateurs sont aussi formatés par l'école et ne perçoivent pas forcément les enjeux éducatifs de leurs pratiques dès lors qu'on ne se trouve plus dans le modèle classique de l'axe enseigner, avec l'adulte porteur de toutes les connaissances qui va les transposer pour l'enfant.

Ce travail engendre désormais de nouveaux questionnemets, notamment liés à la réforme desu rythmes scolaires et au continuum éducatif entre les accueils scolaires, périscolaires et extrascolaires, et à la professionnalisation des diplômes du BAFA et du BAFD, mais aussi sur le cadre contextuel de l'éducation populaire et d'un véritable "qu'en-est'il aujourd'hui?", ou encore autour du statut du volontariat. C'est aussi une source de questions quant au cadre des formations BAFA et BAFD, pour ce qui est des directives et des contenus de formation, des modalités d'évaluation...


Le champ de l'animation volontaire et de ses diplômes est trop largement oublié du monde de la recherche, peut-être trop passionné par la pédagogie limitée à un cadre scolaire. C'est ce qui certainement joue dans une souvent mauvaise étiquette des accueils collectifs de mineurs, notamment les accueils périscolaires et de loisirs, assimilés à du gardiennage pur et dur au sein desquels les enfants n'apprendraient rien...